Des étudiants de l’école, Julia Baisnée, Lison Le Bris et Jules Aeby ont participé à une formation pour devenir secouristes en Santé Mentale. Comme les formations au premier secours classique, le but est de pouvoir aider une personne qui en a besoin si l’occasion devait se présenter. L’unique différence est que cette fois ci la formation n’est pas centrée sur la gestion de crise due à un mal physique, mais à un trouble psychique. La formation PSSM est une idée assez nouvelle et se développe depuis peu. Elle a fait ses début en Australie et il a été prouvé que celle-ci avait un impact énorme notamment sur le diagnostique plus rapide des personnes souffrant de troubles psychiques.

Le but de la formation était multiple:

– Tout d’abords, tout comme pour la formation premier secours classique, le but est de pouvoir former pour pouvoir secourir des personnes qui sont victimes d’une crise. Il existe plusieurs types de crises (psychotiques, dépressives, anxieuses, dues à la consommation de substance(s)..) et le but de la formation est d’apprendre au futurs secouristes de pouvoir les identifier, d’apporter les premiers soins pour calmer une crise et ainsi mettre en sécurité le malade.

-Le deuxième point est d’améliorer la sensibilisation et la compréhension des troubles mentaux. Encore trop d’idée reçues circulent sur le sujet des troubles psychiques. Cette formation est donc très importantes pour savoir ce qu’il faut faire/ne pas faire fasse une personne qui souffre par exemple d’un état dépressif ou d’un état anxieux. Elle nous aide aussi à comprendre que ces états sont des maladies et que cela pourrait arriver à n’importe qui et qu’il est important d’agir pour que ces personnes puisse retrouver une vie saine et normale qui leur permette de s’épanouir socialement. De ce fait, comprendre ces maladies nous permet de mieux les diagnostiquer et de leur octroyer un meilleur rétablissement.

Un autre point est de donner les outils concrets pour pouvoir intervenir auprès d’une personne qui n’est pas forcément en état de crise mais qui souffre tout de même d’une pathologie mentale. La formation donne notamment une méthode que l’on nomme AERER:

A : pour Approcher la personne, évaluer son état et Assister en cas de crise

E : pour Ecouter activement sans jugement (si il n’y a pas d’état de crise)

R : Réconforter et Informer

E : Encourager à aller vers un ou des professionnel(s) de la santé mentale

R : Renseigner sur les autres ressources disponibles

Cette méthode peut être appliquée pour diriger la personne malade vers un diagnostique et donc lui donner la chance de pouvoir se rétablir et apprendre à connaître sa maladie. Bien évidemment l’application de cette méthode est différente selon les types de troubles (on ne parle pas à une personne déprimée comme l’on parlerait à une personne psychotique) et c’est pour cela qu’il est important d’avoir fait cette formation pour avoir les clefs et aider une personne qui en a le besoin.

Cette formation est d’une qualité exceptionnelle et elle permet à grande échelle d’améliorer la prise en charge générale et le diagnostique des pathologies mentales en France. Si des élèves, suite à cet articles sont intéressés, n’hésitez pas à contacter le SUMPPS de Vandoeuvre-les-Nancy pour vous informer sur les prochaines séances de formations PSSM. Si vous avez des questions, vous pouvez notamment demander à Lison Le Bris, Jules Aeby ou Julia Baisnée pour connaître toute information liées au déroulement de cette formation.

Ce fût en tout cas une très belle expérience pour nous trois et nous conseillons à quiconque de s’inscrire pour faire cette formation qui s’avère très utile, voire indispensable

Jules Aeby, étudiant secouriste en Santé Mentale

Un grand merci à notre formatrice Pascale Sterdyniak qui a fait un travail remarquable et au groupe qui fût très actif et très amical.

Photo du groupe présent pour les deux jours de formations